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Vision globale

L’ère du savoir

Au cours des prochaines années, le Québec devra bâtir une économie axée sur la création et l'application des connaissances humaines, s’il veut prendre sa juste place dans les marchés nord-américain et mondial.

Les investissements, autrefois consacrés en grande partie à des projets d'immobilisation, devront désormais porter davantage sur le capital humain : il s'agira en effet d'investir dans les capacités des Québécois d'acquérir des connaissances et de les mettre en application. Cela représente la tâche la plus importante que nous puissions entreprendre à l'heure actuelle pour nous positionner pour un avenir prospère.

Un Québec axé sur le savoir détiendra des atouts de toute première importance

  • l'acquisition de nouvelles connaissances deviendra un processus plus souple et moins compartimenté auquel les Québécois participeront pendant toute la durée de leur vie ;


  • le rendement de chaque secteur - et pas seulement de ceux liés aux techniques de pointe ou même le secteur privé - s'améliorera de façon spectaculaire à mesure qu'une main-d'oeuvre disposant d'une grande liberté d'action et munie des outils créés par la nouvelle économie fera son entrée sur le marché du travail ;


  • ces secteurs, y compris le nôtre (TI), dont la fonction est de créer, de transmettre et d'appliquer les connaissances, seront extrêmement bien placés pour assurer le maintien de conditions propices à la création d'emplois et de richesse collective.


Nouveau projet de société

Notre « nouveau projet de société » est une vision. Et comme toute vision, elle n'a de force et d’impact que si elle est largement partagée et sert de point de départ à de nouvelles initiatives. Bien que nous puissions comprendre, décrire et promouvoir cette vision, seuls ceux et celles qui dirigent le Québec peuvent vraiment lancer ce défi à la population québécoise.

Il existe, dans notre système et dans nos attitudes, des obstacles qu'il faudra surmonter si nous voulons réaliser cette vision et les avantages qui en découleront. Le défi est en réalité gigantesque ; cependant, nous avons l'extraordinaire avantage de disposer d'une infrastructure de télécommunications exemplaire et d'une population prospère et instruite. Voici des exemples de buts et stratégies à viser :

Voici des exemples de buts et stratégies à viser

1. Transformer le milieu de travail

  • Sensibiliser les Québécois à la nécessité du changement.
  • Créer une main-d’œuvre bien formée et hautement qualifiée en améliorant le système scolaire du Québec.
  • Promouvoir l'éducation permanente et la formation continue.
  • Encourager le développement d’une main-d'oeuvre autonome et polyvalente.
  • Améliorer les compétences en gestion quant à l’utilisation des TI afin de transformer les organisations à l’ère de l’information.

2. Transformer l’administration publique

  • Adapter l’appareil gouvernemental à l’ère des TI et rendre les services plus accessibles à la population.
  • Valider et réviser, via la réingénierie, les mandats des différents ministères.
  • Assurer que l’encadrement réglementaire et administratif facilite l’implantation des TI, particulièrement au chapitre des ressources humaines.
  • Réviser les politiques d’achat du gouvernement afin de faciliter une meilleure utilisation des TI.
  • Encourager les organismes publics québécois à évaluer des formules différentes de financement pour la réalisation de projets impliquant les TI, par exemple l’impartition fonctionnelle.
  • Considérer l’utilisation d’applications déjà développées pour accélérer la transformation.

3. Mettre en place des projets modèles

  • Encourager la mise en place de projets concrets pour les TI, les applications et les contenus.
  • S’assurer que les projets sont avantageux pour toutes les parties impliquées (partage de risques et bénéfices).
  • Inciter les secteurs universitaire, public et privé, à collaborer à des projets conjoints.

4. Rendre le climat plus propice aux investissements

  • Trouver de nouveaux capitaux de risque privés pour le secteur de la technologie.
  • Assainir le climat financier de manière à favoriser les projets à risque plus élevé.
  • Améliorer l'efficacité du programme de crédits d'impôt pour la recherche et le développement dans le domaine des TI.

5. Adopter une perspective internationale

  • S’assurer de la compétitivité du Québec face à la globalisation des marchés via l’implantation des TI.
  • Encourager l’utilisation des meilleures solutions disponibles.
  • Adhérer aux normes internationales.

Pourquoi le Québec doit-il changer ?

L'économie québécoise a fait de grands progrès depuis la Révolution tranquille. L'ingéniosité de la population, alliée aux ressources naturelles abondantes du pays, a conféré au Québec l'un des niveaux de vie les plus élevés au monde et lui a procuré le progrès social qui va de pair.

Notre bilan social et économique, tout impressionnant qu'il soit, s'estompe derrière les défis nés de nouvelles réalités, tant à l'intérieur qu'à l'étranger. Le succès du Québec ne peut être tenu pour acquis, puisque le contexte des réalisations passées s'est modifié.

L'économie mondiale est en train de subir une transformation profonde, provoquée en grande partie par la technologie de l'information, au niveau du capital et des connaissances en produits électroniques accessibles mondialement.